Vote du 28 septembre au 6 octobre

Une nouvelle voie va voir le jour dans le quartier du Marais, près de la rue de l'Abbé Bonpain, dans le cadre du nouvel ensemble immobilier. Elle n'a pas encore de nom : c'est aux Annœullinois de le choisir.

Six propositions ont été formulées par les conseillers municipaux, le Conseil municipal des jeunes, le Conseil municipal des enfants et M. Garbez, ancien président de l'ARPHA. La Municipalité s'engage à respecter le choix des habitants et à le soumettre au Conseil municipal.

Quel nom souhaitez-vous voir inscrit demain sur le plan d'Annœullin ? À vous d'écrire une nouvelle page de l'histoire de la commune.

Les six propositions

Arlette QUEVERUE DAL

Arlette QUEVERUE DAL : L’hommage aux colporteurs d’Annœullin

Cette proposition a été formulée par le Conseil Municipal des Enfants

Donner le nom d’Arlette Queverue-Dal à une rue d’Annœullin serait un hommage mérité à une femme qui a œuvré pour la préservation de notre mémoire locale. Ancienne professeure d’histoire-géographie et elle-même arrière-petite-fille de colporteur, elle a, par ses recherches et ses écrits, mis en lumière la tradition du colportage, qui a profondément marqué l’histoire de notre commune.

Au XIXᵉ siècle, de nombreuses familles annœullinoises parcouraient les routes pour vendre des draps, des couvertures et du linge de maison. Ces colporteurs ont fait connaître le nom d’Annœullin bien au-delà de notre territoire. Leur activité constituait une ressource essentielle pour les familles et témoignait de leur courage, de leur travail et de leur esprit d’initiative. Le colportage représentait également un lien entre notre commune et les autres régions de France. Cette tradition fait aujourd’hui partie intégrante de l’identité et du patrimoine d’Annœullin.

Grâce au travail d’Arlette Queverue-Dal, et notamment à son livre « Les colporteurs d’Annœullin – Une histoire méconnue », écrit en collaboration avec l’ARPHA, cette page de notre histoire n’est pas tombée dans l’oubli. Par ses recherches, elle a redonné une place aux habitants et aux familles qui ont contribué à l’histoire de la ville. Elle a rappelé que l’histoire locale se construit aussi à travers les métiers, les parcours et les traditions populaires.

Attribuer son nom à une rue serait donc un acte de reconnaissance, permettant d’honorer à la fois son travail et la mémoire de toutes les familles annœullinoises liées au colportage.

Emilienne MOREAU

Emilienne MOREAU : une héroïne de liberté et de Résistance.

Née à Wingles en 1898, Émilienne Moreau s’est illustrée dès la Première Guerre mondiale par son engagement. Institutrice, elle participe activement à la résistance face à l’occupation allemande et devient une figure de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle rejoint notamment les réseaux de la France libre et s’engage aux côtés du général de Gaulle.

Son parcours présente un fort ancrage régional, Émilienne Moreau étant originaire du Pas-de-Calais et ayant grandi dans le bassin minier. Son histoire fait ainsi écho à celle de notre territoire et à la mémoire de notre région, profondément marquée par les deux guerres mondiales et les combats pour la liberté.

Au-delà de son parcours personnel, Émilienne Moreau incarne des valeurs républicaines fortes : le courage, l’engagement citoyen, la résistance à l’oppression, la défense de la liberté et l’attachement à la République. Son parcours constitue également un exemple particulièrement intéressant pour les jeunes générations, en montrant qu’une citoyenne peut, par son engagement et son courage, contribuer à l’histoire de notre pays.

Émilienne Moreau est également une personnalité aujourd’hui relativement méconnue du grand public, alors même que son parcours et son engagement méritent d’être davantage transmis.

Donner son nom à une rue permettrait ainsi de contribuer à faire vivre sa mémoire et à faire découvrir son histoire aux Annœullinois, notamment aux jeunes générations.

José POGGI

José POGGI

Médecin et Maire d’Annœullin de 1971 à 1995, figure importante de la mémoire communale et acteur du développement de notre ville.

José Poggi a exercé la fonction de maire d’Annœullin pendant 24 ans, de 1971 à 1995, succédant à Henri Bonte et précédant Anne-Marie Brice. Médecin de profession, souvent cité comme « le docteur Poggi », il a marqué la commune par une action municipale de long terme, caractérisée par la stabilité institutionnelle et des projets structurants dans les équipements et le cadre de vie.

Son mandat s’inscrit dans une période de transformations importantes pour la commune : modernisation des services municipaux, développement des équipements publics et accompagnement des évolutions urbaines et démographiques des années 1970–1990.

Au-delà de son rôle d’édile, José Poggi reste associé à une figure de maire bâtisseur et de proximité très impliqué dans la vie locale. Donner le nom de cette rue à José POGGI permettrait de mettre en valeur l’engagement municipal notre ancien maire décédé en décembre 2020.

Léon DELADERRIERE

Léon DELADERRIERE : Honorer un champion, inspirer nos jeunes

Cette proposition a été formulée par le Conseil Municipal des Jeunes

Léon Deladerrière, né le 26 juin 1927 à Annœullin et décédé le 13 mars 2013 à Rixheim, est l’une des figures les plus marquantes du football français issues de notre commune.

Surnommé « P’tit Léon », il se distingue très jeune par son talent d’attaquant et intègre les rangs du FC Nancy puis du Toulouse FC, où il évolue au plus haut niveau national.

Sélectionné à 11 reprises en équipe de France A, il inscrit 3 buts sous le maillot tricolore et participe à l’essor du football français d’après-guerre. 

Après sa carrière de joueur, il se reconvertit avec succès comme entraîneur, dirigeant plusieurs clubs professionnels tels que Toulouse, Nancy, Châteauroux, Mulhouse ou encore Boulogne. Son parcours exemplaire, de la petite commune d’Annœullin aux plus grandes scènes du football national, illustre les valeurs de mérite, de travail et d’attachement aux racines locales. 

Donner son nom à une rue d’Annœullin, c’est honorer la mémoire d’un enfant du pays ayant porté haut les couleurs de sa commune et de la France, tout en offrant aux habitants et aux jeunes générations un repère concret dans l’histoire sportive et locale.

Cette dénomination s’inscrit naturellement dans une démarche de reconnaissance des destins exceptionnels nés sur notre territoire

Olympe DE GOUGES

Olympe DE GOUGES : la voix de l’égalité

Née Marie Gouze en 1748 à Montauban et morte guillotinée à Paris en 1793, Olympe de Gouges est une femme de lettres, dramaturge, et une figure politique majeure de la Révolution française. 

Elle est la pionnière des droits des femmes, mondialement célèbre pour avoir rédigé, en 1791, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur celle de l'homme de 1789. Elle y revendique l'égalité stricte des sexes devant la loi, dans la politique et dans la société. On lui doit la célèbre phrase : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. »

Un engagement humaniste et anti-esclavagiste : bien avant l'abolition définitive de l'esclavage, elle a écrit des pièces de théâtre (comme L'Esclavage des Noirs) pour dénoncer le sort réservé aux personnes mises en esclavage dans les colonies, bravant ainsi de puissants lobbies économiques de l'époque.

Un courage politique jusqu'à la mort : Femme libre, elle refusait de se taire face aux dérives de la Révolution. S'opposant à la Terreur et à Robespierre, elle fut condamnée à mort et guillotinée en 1793 pour avoir osé affirmer ses convictions politiques.

Choisir Olympe de Gouges serait un hommage aux valeurs fondatrices de notre République. Trop longtemps oubliée de l'Histoire officielle, Olympe de Gouges incarne le courage, l'universalisme et la quête absolue d'égalité. Notre société s'attache à redonner aux femmes la place qu'elles méritent dans la mémoire collective et l'espace public. Honorer cette héroïne de la Révolution française donnerait à Annœullin une image progressiste et attachée aux Droits humains.

C'est inscrire au cœur de notre ville le nom d'une femme qui a payé de sa vie son combat pour l'abolition de l'esclavage et l'égalité entre les femmes et les hommes, offrant ainsi un repère éducatif et historique précieux pour tous les habitants.

L'abreuvoir

Rue de l’Abreuvoir : un nom ancien pour une rue nouvelle.

Cette proposition est le fruit d’un échange avec Yves GARBEZ ancien Président de l’ARPHA - Association pour la Recherche et la Mise en Valeur du Patrimoine et de l'Histoire d'Annœullin - et auteur de l’ouvrage « Annœullin, origine et histoire des noms de rues »

En 1821, le Préfet approuve la reconstruction de 2 abreuvoirs à chevaux délabrés et sans eaux : le premier en face de l’église Saint Martin et le second, « à l’angle du chemin et de la rue du Marais » c’est-à-dire aujourd’hui sur la petite place formée par les rues Léon Boistelle et de l’Abbé Bonpain.

Aussi, à cette époque, la rue qu’on appelle aujourd’hui Léon Boistelle s’appelle-t-elle la rue de l’Abreuvoir.

Choisir ce nom pour la nouvelle rue permettrait de redonner toute sa place à un nom de rue historique d’Annœullin.

Faites votre choix !

Quel nom de rue souhaitez-vous voir inscrit demain sur le plan d'Annœullin ?